
24 May 2015
Candidat cette année dans la catégorie mode et textile, Mikael Vilchez nous introduit à son travail, son obsession de la robe pour homme et au concept du “moche-beau”.
À quelles priorités et / ou préoccupations est-tu confronté dans ton travail créatif et comment les résous-tu? En d’autres mots – quelles questions critiques ne cessent de revenir dans ton travail et tes projets?
Le questionnement autour du genre a toujours été une source d’inspiration dans mon travail. Qu’est-ce qui différencie le masculin du féminin? Qu’est-ce que la virilité? Comment l’homme va-t-il définir sa masculinité au cours des prochaines décennies? Je ne sais pour quelle raison la robe pour homme est un sujet qui m’obsède. Peut-être parce que c’est un vêtement qui n’est quasiment pas porté par les hommes, que c’est un vêtement qui suscite encore trop de controverse. Dans tous les cas le genre et ses transgressions provoquent l’émoi et l’idée d’en faire un style est très stimulante.
„Doubt, Delight and Change!“ était une devise de Cedric Price (un architecte visionnaire, connu pour ses immeubles qui ne virent jamais la lumière du jour – mais qui fut l’un des architectes les plus influents de la fin du 20e siècle). Quelle est ta devise et pourquoi?
Lorsque je réalise un projet et que je bloque sur une pièce en me posant la question: est-ce que c’est beau ou laid? Est-ce que ça me dérange? Je me dis que j’ai certainement trouvé quelque chose d’intéressant car pas encore assimilé par mon cerveau comme étant quelque chose de « beau ». J’ai souvent tendance à dire: « si c’est « moche-beau », on garde. »
Et ce que nous voudrions vraiment savoir: quelle est la possession qui t’es la plus précieuse?
Un portrait de ma grand-mère que j’emmène partout où j’emménage.
Plus à propos du travail de Mikael Vilchez ici.

